Collodion humide au Studio Ambrotype & Co.


Mélanie-Jane Frey et ses élèves pour un stage découverte de 2 jours

Cela fait déjà plusieurs années que je voue une adoration sans limite pour les collodionistes (ndlr : les photographes qui pratiquent le procédé ancien du collodion humide). La première fois que j’ai vu toutes les étapes de ce procédé argentique datant de 1850, du coulage du collodion sur une plaque de verre jusqu’au fixateur, c’était à la Foire Internationale de la photo à Bièvres en 2016 avec l’équipe du Street Collodion Art. Ça paraissait tellement simple : une petite tente de camping, un flacon magique de « collodion » (moi  j’y voyais juste un vernis un peu sirupeux), des plaques de verre et deux cuvettes. Et ce rendu! Wahou! Des jolies couleurs brunes-sépia, du contraste, une impression incroyable de profondeur et de relief, le tout sur une plaque de verre ou de métal. Il faut dire que la magie du collodion réside dans les détails obtenus, mais aussi dans le fait que l’image formée est à la fois une image négative lorsqu’elle est observée sur une surface claire et positive lorsqu’elle est placée sur une surface sombre. J’ai ensuite déchanté quand j’ai compris que cette technique est loin d’être accessible à tous, contrairement aux procédés par contact comme le cyanotype, le papier salé ou le Van Dyke. En effet, il utilise des composés chimiques à manipuler avec précautions, du matériel précis et aussi une chambre photographique (même s’il est toujours possible de faire des tout petits formats ou de trafiquer un appareil). C’est resté un fantasme dans un coin de ma tête. En 2018, j’ai fait connaissance avec la talentueuse Mélanie-Jane Frey et son Studio Ambrotype & Co. Alors forcément quand j’ai découvert sa série « Cello » composée de 23 ambrotypes format 8X10′, je me suis remise à rêver. Dans cet article, je vous raconte le stage découverte de deux jours que j’ai effectué avec Mélanie-Jane et je vous explique : le collodion comment ça marche? Si vous souhaitez tous les détails des formules, je vous invite à venir faire le stage avec elle! 😉

collodion humide sur plaque d’aluminium

Le procédé collodion : c’est quoi ?

Un peu d’histoire et de chimie !

On parle également d’ambrotypes, collodion humide (wet plate collodion), ferrotype ou tintype en anglais. Beaucoup de dénomitatifs pour désigner les procédés à base de collodion médicinal. Prenons notre machine à remonter le temps pour bien comprendre ce qu’est la technique du collodion. Nous sommes au début du 19ème siècle et les photographes recherchent les composés les plus sensibles possibles à la lumière pour obtenir des temps de pause courts, mais aussi des composés, qui, une fois révélés et fixés, tiennent le plus longtemps possible. Nous sommes plus exactement en 1830 et Louis-Jacques-Mandé Daguerre révolutionne la chimie de la photo avec ses Daguerreotypes.

Daguerreotype de Louis Daguerre lui-même

A l’époque, on avait déjà compris que certains sels métalliques de platine, palladium, fer ou argent étaient sensibles à la lumière. Mention spéciale pour le platine, très résistant. En quoi consiste le procédé de Daguerre? Le daguerreotypiste utilise une plaque d’argent ou bien une plaque de cuivre recouverte d’argent. Il la polit jusqu’à obtenir un beau miroir et ensuite la traite dans le noir avec des vapeurs de diiode ou de dibrome pour la rendre sensible à la lumière. Daguerre avait compris que les sels d’argent : iodure d’argent AgI et/ou bromure d’argent AgBr étaient sensibles à la lumière et se transformaient en argent métallique noir. Une fois sous forme d’argent métallique, l’image pouvait se conserver longtemps à la seule condition qu’on arrive à enlever les traces de sels d’argent iodure ou bromure qui n’avaient pas réagit et qui eux étaient toujours sensibles à la lumière (rôle du fixateur). Bromure d’argent, iodure d’argent ou chlorure d’argent : on les utilise parfois en mélange.

Mais revenons sur cette chimie de la transformation des ions argents Ag+ en argent métallique qui est en fait la base de toute la chimie argentique : y compris le papier salé ou les pellicules photos. Une fois que la plaque d’argent traitée au diiode ou au dibrome (formation d’ions AgI et AgBr) est exposée à la lumière, une image latente est produite (schéma ci-dessous). Prenons l’exemple des ions bromures d’argent. Les mêmes phénomènes ont lieu avec les ions chlorures d’argent ou iodures d’argent qui sont des halogénures d’argent. Voilà ce qui se passe : les photons de la lumière frappent des cristaux de bromure d’argent AgBr (étape 1), éjectant ainsi un électron de l’atome de brome qui est très volumineux (étape 2). Cet électron ne va pas tout de suite être récupéré par un atome d’argent Ag+ à qui il manque un électron. Il va d’abord se balader un peu dans le cristal (étape 3) et être accumulé comme d’autres électrons dans des imperfections du cristal (étape 4). Lorsque trop d’électrons sont éjectés et accumulés dans une imperfection, alors cela finit par attirer les cations Ag+ (étape 5) qui récupèrent alors ces électrons et deviennent des atomes d’argent métalliques (étape 6). On observe alors une petite quantité d’atomes d’argent Ag dans ce cristal. On parle de germes de cristaux, en noir sur le schéma, ou germes de développement : l’image latente.

Pourquoi dit-on image latente? Et bien parce que seuls quelques cations d’iodure d’argent Ag+ se sont oxydés en récupérant des électrons mais pas tous. Pour obtenir une image exploitable il faut étendre cette réaction à tous les atomes d’argent du cristal. Cette amplification est réalisée à l’aide d’un catalyseur appelé : agent de développement. Les agents de développement ou révélateurs sont des réducteurs qui apportent aux ions Ag+ qui n’ont pas réagi suffisamment à la lumière les électrons qui vont leur permettre de se transformer en argent Ag (noircissement) (étape 7).

Daguerre maitrisait très bien cette étape. Il utilisait à l’époque un réducteur puissant : des vapeurs de mercure!

Le mercure est un métal argenté brillant, le seul se présentant sous forme liquide à température et pression ambiantes, conditions dans lesquelles il s’évapore assez aisément. Le mercure est un puissant neurotoxique et reprotoxique (nocif pour la procréation). L’intoxication au mercure est appelée «hydrargisme ». On le soupçonne également d’être une des causes de la maladie d’Alzheimer dans certaines régions polluées au mercure.

Pour conserver l’image, il fallait ensuite éliminer les sels sensibles qui n’avaient pas réagi, c’est l’étape de fixation. On utilisait alors du thiosulfate de sodium Na2S2O3. Le thiosulfate réagit avec les halogénures d’argent qui n’ont été excités par la lumière et ils échangent leurs anions. Ainsi, les derniers cations Ag+ sortent des cristaux et partent dans la solution de fixateur : la photo n’est plus sensible à la lumière.Dans le cas du daguerreotype, l’image se formait sur la plaque de métal. Il était impossible de réaliser des copies de cette image (petite vidéo ci-dessous de véritables daguerreotypes réalisée aux journées du patrimoine à l’Atelier de Restauration et de Conservation de la Ville de Paris, ARCP). C’était le gros point faible de ce procédé avec bien-sûr la toxicité des composés (sympa les vapeurs de mercure).

Pour pouvoir créer des copies d’une photo, il fallait donc inventer le principe du négatif et du positif et pouvoir donc utiliser une surface qui ne soit pas opaque. Et pourquoi pas le verre! L’autre problème inhérent à l’utilisation d’une plaque de métal est la durée dans le temps et l’oxydation du métal. Une petite couche de protection pour enfermer les ions Ag+ serait la bienvenue, non? Et puis tant qu’à faire, si on pouvait aussi trouver un système beaucoup plus pratique que les vapeurs de diiode ou de dibrome bien toxiques pour produire des halogénures d’argent, ça serait aussi pratique. Nous y voilà : une plaque de verre, un système plutôt liquide qui piègerait des sels d’argent et qui serait facile à déposer et surtout résistant. Cahier des charges ambitieux. Mais pourtant réalisable!

Tous les procédés argentiques développés depuis le daguerreotype sont composés de trois éléments : un support (papier, verre, métal, plastique, bois…), une matrice à déposer liquide (gélatine, albumine, collodion …) et les cristaux de sels d’argent qui sont sensibles à la lumière piégés dans cette matrice. Il existe mille et une variantes. Prenez par exemple une pellicule photo. Elle est composée d’un film plastique sur lequel est couché une gélatine qui contient des sels d’argent photosensibles.

Après le daguerreotype, a donc été inventé le négatif sur verre albuminé par Nièpce de Saint Victor (1847). L’albumine n’est ni plus ni moins que le blanc des œufs qui était battu et laissé à pourrir plusieurs jours. Ce blanc d’œuf était alors salé et étalé sur une plaque de verre puis traité avec du nitrate d’argent. Le nitrate d’argent réagit avec le sel du blanc d’oeuf pour donner des ions chlorure d’argent! Et ceux-ci restent bien piégés dans le blanc d’œuf. Nous y revoilà : encore des ions halogénures d’argent. Il s’agit du même principe chimique que le papier salé.

Le problème du blanc d’œuf pourri, vous l’aurez deviné, c’est quand même l’odeur et la stabilité dans le temps! Il fallait donc trouver une autre « matrice » un peu sirupeuse qui soit soluble dans l’eau, qui emprisonne les ions Ag+ et qui soit stable dans le temps. Et c’est là que la nitrocellulose, c’est à dire une modification chimique de la cellulose entre en jeu : notre fameux COLLODION!

Le collodion : la matrice idéale

Pour réaliser un ambrotype, un côté d’une plaque de verre est recouvert d’une très fine couche de collodion médicinal iodé. Mais qu’est-ce que c’est ? Le collodion ou nitrocellulose est de la cellulose traitée avec de l’acide sulfurique et de l’acide nitrique. On obtient alors des fonctions nitrates. En fonction de la quantité d’acides sulfurique et nitrique utilisée, on obtient un composé qui est plus ou moins dangereux à utiliser. Oui oui.

On obtient des mononitrates, dinitrates et trinitrates. Alors que le mononitrate est seulement inflammable et trouve des applications en lutherie, comme vernis à ongles ou comme collodion médicinal (pansement liquide), les dinitrates et trinitrates sont explosifs, solubles dans l’acétone et doivent être stockés dans l’eau pour être stabilisés. Parlez-en aux artificiers qui connaissent bien ce composé. La nitrocellulose fut également utilisée comme support de films cinématographiques : les fameux films flamme! C’était l’ancêtre des pellicules photos actuelles, aujourd’hui en acétate de cellulose ou en PET. Connaissez-vous le film Inglorious Basterds de Quentin Tarantino sorti en 2009 ? Dans le film, Mélanie Laurent (aka Shosanna) commet un attentat en embrasant un cinéma remplit de bobines de films en nitrocellulose.

Ces films, encore conservés dans les musées, sont très instables et posent beaucoup de problèmes aux conservateurs qui vérifient qu’ils ne sèchent pas et les conditionnent dans des conditions spécifiques. Mais revenons à notre collodion. La technique photographique du collodion humide est un procédé attribué à l’anglais Frederick Scott Archer en 1851. Le collodion utilisé est un collodion médicinal (qui sert de pansement liquide) qui est bien entendu moins explosif que le fulmicoton (voir encadré).

Malgré les interdictions de sa femme, Christian Friedrich Schönbein expérimentait volontiers dans la cuisine familiale. En 1845, c’est en essuyant des tâches d’acide nitrique et d’acide sulfurique avec un torchon en coton qu’il fit sécher au-dessus du poêle qu’il découvrit le fulmicoton. Le torchon s’enflamma spontanément. Il venait de découvrir une alternative à la poudre à canon qui dégageait une fumée noire et compacte, qui salissait les artilleurs et encrassait les canons. La nitrocellulose, explosif fulminant, donnait la clef d’une poudre sans fumée. Les tentatives de production industrielle furent compliquées car les usines explosaient les unes après les autres, emportant avec elles le frère d’Alfred Nobel. Il fallut attendre 1891 pour que Dewar et Abel parviennent à stabiliser le fulmicoton, notamment en le conservant dans de l’eau. Pour synthétiser de la nitrocellulose, on traite de la cellulose (du coton) avec de l’acide nitrique (HNO3)  et de l’acide sulfurique (H2SO4). Les ions nitronium (NO2+) ainsi formés réagissent avec les fonctions alcools de la cellulose.

Le collodion utilisé pour le procédé photographique, en solution dans de l’alcool et de l’éther, forme comme un gel très très fin sur la plaque de verre et piège parfaitement des cristaux de sels d’iode (LiI, NaI, KI) ou de bromure d’ammonium (NH4Br), bromure de potassium (KBr), voire même de sel de table (NaCl). Nous ne nous étendrons pas sur les différentes recettes qui existent et leurs avantages/inconvénients. Prenons celle de l’excellent site Disactis, qui propose différentes formulations de procédés anciens et notamment celle du collodion. Voici la composition :

Dans notre flacon de collodion photographique, nous avons :
-20ml d’alcool
-5ml d’éther diéthylique
-25ml de collodion officinal
– 0.25g d’Iodure de potassium (KI)
– 0.10g de bromure de potassium (KBr)
– quelques gouttes d’eau.

L’étape de coulage est effectuée à la lumière naturelle sans précaution (photo ci-dessous et plus loin la vidéo de Mélanie-Jane).

Le collodion est ensuite immergé dans une solution de nitrate d’argent (AgNO3). Le nitrate d’argent réagit alors avec les sels d’iode et de brome pour donner des cristaux d’iodures d’argent et de bromures d’argent qui sont eux, sensibles à la lumière. La plaque est alors photosensible et prête à être utilisée comme support photographique. Elle est introduite à l’aide d’un châssis dans une chambre photographique. La sensibilité de la plaque est de 0,5 iso environ.

De nouveau, il existe pléthore formulations et secrets pour la solution de nitrate d’argent, le bain sensibilisateur, dans laquelle on plonge la plaque de collodion. Voici celle de Disactis :

Bain sensibilisateur :

– 100 ml d’eau distillée
– 12 gr de Nitrate d’Argent
– 10 gouttes d’Acide Nitrique

Ensuite, la plaque est révélée avec une solution de révélateur (le fameux réducteur) pour transformer l’image latente. On utilise du sulfate de fer. Elle est ensuite plongée dans l’eau pour arrêter l’effet du révélateur et elle peut ensuite être fixée avec du thiosulfate de sodium ou un fixateur pour papier argentique classique de type sténopé.

Le matériel nécessaire

Le collodion peut être coulé sur une plaque de verre, de plexiglass (PMMA) ou de métal (généralement de l’aluminium). Transparente ou bien noircie d’un côté, cette plaque vous permettra d’obtenir ainsi un négatif ou un positif. Les plaques existent en général sous trois formats :

  • 4X5 pouces = 10,2 x 12,7 cm
  • 5X7 pouces = 12,7 x 17,8 cm appelé aussi 13×18
  • 8X10 pouces = 20,3 x 25,4 cm appelé aussi 20X25

Pour être utilisée comme support photographique, elle doit être placée dans un châssis photographique qui vous permettra de passer de la chambre noire (là où vous faites réagir le nitrate d’argent et le collodion salé) à votre chambre photographique. Un châssis se compose de deux faces : une côté émulsion avec un rideau qui pourra se lever et de l’autre côté une porte où placer votre plaque. Le tout, bien-sûr, doit être hermétique à la lumière. Le collodion est une technique assez spécifique et tous les châssis ne sont pas adaptés. Certains spécialistes vendent et adaptent vos châssis pour le collodion : c’est le cas du Labo du troisième.

La chambre photographique doit être équipée d’un objectif adapté à votre format, avec ou sans obturateur. S’il ne dispose pas d’obturateur, il faudra travailler « au chapeau » c’est à dire utiliser le bouchon de l’objectif pour exposer votre plaque le temps voulu (avec un minuteur c’est mieux!). Les objectifs sont disponibles à tous les prix bien-sûr. Il n’est pas forcément nécessaire de vous ruiner avec un Petzval en bronze du siècle dernier. Les Industar comme celui ci-dessous sont très abordables.

Objectif Industar 300 mm f/4.5 bon marché

La chambre photographique, c’est à dire l’accordéon qui vous permet de placer votre objectif, votre châssis et de faire le point avec précision sur un verre dépoli se trouve aussi dans les brocantes, dans les greniers et bien-sûr à l’état neuf. Vous pouvez aussi la fabriquer vous même si vous êtes bricoleur ou utiliser une chambre de rue. Citons quand même les jolies chambres en bois françaises de Woodyman project (dispo en plusieurs formats dont 8X10). Mais vous trouverez aussi les anglaises « Intrepid Camera » déjà bien installées sur le marché. Des couleurs pop, de la légèreté : que demande le peuple ?

Chambre Woodyman 8×10 confectionnée avec amour

Chambre 4×5 MK3 The Intrepid Camera

Bienvenue au Studio Ambrotype & Co.

Nous sommes mardi 25 juin, il est 9h15 et le thermomètre annonce déjà 28°C. 35°C prévu pour cet après-midi. Semaine de canicule à Paris. Ce n’est pas la bonne semaine pour utiliser de l’éther (qui bout à 35°C)! Mélanie-Jane nous accueille dans son studio et nous montre une première fois comment réaliser une photo au collodion 4X5 sur plaque d’aluminium, appelée aussi ferrotype ou tintype. En la regardant faire cela parait très simple! Ce sera certainement plus difficile pour nous. Heureusement, elle nous précise que nous allons prendre notre temps pour maîtriser tous les gestes et qu’elle fournit également un manuel très complet avec toutes les explications!

1ère étape : les réglages de la chambre

Les temps de pause avec la chambre sont généralement de 7 à 15 secondes. Nous utiliserons donc des pinces pour soutenir nos têtes et nous éviter de bouger. Mélanie-Jane utilise une chambre photo grand format avec un objectif Petzval ancien. Elle utilise des adaptateurs pour les formats plus petits.

réglage des éclairages !

Mise au point sur le joli visage d’Anna

2ème étape : couler le collodion

Le collodion acheté chez Mamut et déjà iodé, est d’abord coulé au centre de la plaque. Ensuite, avec un petit mouvement circulaire, il est réparti sur toute la plaque et l’excès de produit retourne dans le flacon. Il faut se dépêcher : l’éther et l’éthanol s’évaporent. Il faut plonger notre plaque dans le bain de nitrate d’argent.

coulage du collodion

on récupère l’excès dans le flacon

la plaque est plongée dans le nitrate d’argent

3ème étape : exposition de la plaque et révélation

La plaque de collodion est laissée entre 3 et 4 min dans le bain de nitrate d’argent pour former nos fameux halogénures d’argent! Il est temps pour nous de vérifier la mise au point. La plaque est ensuite sortie et placée dans le châssis. Le collodion est comme recouvert d’un solide blanchâtre : le iodure d’argent. Nous pouvons maintenant placer le châssis dans la chambre et prendre la photo!

dernière mise au point

Maintenant, on programme le temps d’exposition : entre 7 et 15 s au minuteur! Le bouchon est replacé sur l’objectif et le rideau du châssis est levé. On ne bouge plus.

attention, on découvre le rideau

c’est parti! on tient la pause !

Maintenant que le temps d’exposition est terminé : on se place dans une chambre noire et on ajoute le révélateur. On le laisse agir 15 secondes. Ici du sulfate de fer de chez Mamut.

Révélateur ajouté en chambre noire sur la plaque

plus qu’à fixer !

Après avoir été plongée dans un bain d’eau pour arrêter l’effet du révélateur, la plaque encore blanchâtre est sortie du bain. Nous allons maintenant la fixer.

4ème étape : fixation

Voici le moment magique où la plaque se transforme. Une image nette se forme et le halo blanc disparaît tout doucement. Attention magie !

taille réelle

moi et ma plaque ahaha

5ème étape : rinçage et vernis

La plaque est ensuite rincée plusieurs longues minutes pour enlever les traces de fixateur. Une fois séchée à l’air libre, elle sera ensuite vernie avec du vernis acrylique.

encore un peu dans le fixateur

une fois sortie du bain de rinçage

étape de séchage

et voilà le résultat une fois la plaque vernie!

Ce stage était une expérience absolument incroyable que je recommande à tous les fans de procédés anciens. Spéciale dédicace à Alexandre, Romain, Anna et bien-sûr Mélanie et ses modèles du jour Vanessa et Antoine, avec qui j’ai passé deux superbes journées.

Pour en savoir plus :

Saviez-vous que les tatouages ne se voient pas au collodion ? C’est ce que montre le projet un peu fou de Michael Bradley en Nouvelle-Zélande.

Des liens ! 

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